7.12.09

The Existentialists


Jeune compositeur de Toulouse, le fief infernal des Mods qui détrône depuis des années Paris dans le style, Jimmy des Existentialists en est le seigneur. Depuis 2006, il crée de malicieuses mélodies, les interprète avec sa riche et puissante personnalité. Il compose du twee pop, du velvet underground, du punk, du rock. Ses inspirations sont infinies, colossales.

Du rythme profond de ses guitares, de la cime de son tambourin, de sa voix provocante et pop qui nous ramène à la vitesse du son aux Kinks, the Creation et à Syd Barrett, de la vibration de son harmonica, Jimmy Mazel prouve qu‘il est un des rares jeunes artistes français à avoir cette fibre psychédélique innée et incommensurable.
Un ep de 5 titres sort l’été dernier sur un label britannique Topplers Record qui repère le personnage. Le sublime All the Polka dots Bandits parait donc, après une participation à la compilation #13 de l’excellent label américain Series Two Records, le label qui met en avant depuis 4 ans des talents de l’hexagone (et d’ailleurs) qui passent sous le nez des labels français qui n’arrivent pas à s’enlever les truffes des narines.
http://kingem.blogspot.com/2009/02/series-two-records.html



Jimmy fonce, joue, compose et chante comme un dieu. Il nous entraîne avec lui depuis des années dans son univers pop’art sixties, où il excelle. A ses côtés, le bassiste OlivierS dit OS, le guitariste Thibaut Padlock, le roi du DIY/lo-fii, qui tel un mcgyver sous acide bricole des délires psychédéliques post-syd barrett avec trois fois rien, dixit Jimmy, et occasionnellement Nico M, Adrien D, Lord Sulivan, musicien passionné issu du même fief et qui assure la basse au sein du groupe Pony Taylor.

My very spécial world, Sonny & cher, Shelagh is a mod, sweet Eileen, les titres signés The Existentialists sont de véritables bonbons punks-psyché, un kaléidoscope de goûts et de sons qui font rougir les pommettes; Les arpèges déjantés et absolus fusent, la rythmique cravatée et culottée à la Byrds claque et les paroles "riffent" et sont imparables. Les arrangements d’une perfection pop sont finement ficelés; les mélodies surprennent par leurs constructions alternatives, miraculeuses, hallucinantes de qualité, dans un mouvement hippie et psyché intense qui donnerait sûrement envie à Kubrick ou Aldous Huxley de retourner à la consommation excessive, au bib', de l‘eau du Gange.



Jimmy fait partie de la famille Kingem.
Sa voix puissante est porteuse d'energie, de force et d'intelligence.
Après des scènes et concerts notre seigneur toulousain prépare un prochain ep avec King of the Land (disponible sur le myspace) et le nouveau fracassant The Sound of Love.
The existentialists seront le 20 décembre 2009 en concert avec les Television Personalities et San Leon à Toulouse. Pour commander le ep :topplers.net/

myspace.com/theexistentialistsband

3.12.09

God help the Girl


Voilà on y est, après 4 années de préparation, le film God help the Girl arrive!! Cela fait 3 ans que Kingem est dans le secret du projet et suit l’avancée de l’aventure pas à pas.. Enfin, ça y est ! L’équipe conduite par Stuart Murdoch est en piste pour nous présenter la première comédie musicale pop à la BO fracassante. S’il fallait que quelqu'un s’y colle pour le réussir avec brio ce ne pouvait être que monsieur Murdoch alias Belle & sebastian.

Avec beaucoup d’humour, il y a 3 ans, Stuart lance un concours sur son site, un avis aux chanteurs qui souhaitent adopter leur voix sur une mélodie et un texte composés de sa main. Il reçoit les démos, les écoute et recrute ainsi les voix qui assureront le tour de chant de God help the Girl.



Se greffe au magnifique album concept, après des auditions et rencontres magiques, Catherine Ireton à la voix cristalline venue de Limerick en Irlande, déjà présente sur le titre et la pochette du single de B&S, The White Collar Boy, Alex Klobouk (photo) chanteuse allemande qui avait participé au clip de Wrapped Up in Books de B&S, l'écossaise Celia Garcia qui a répondu à l‘annonce, les américaines Brittany Stallings, Dina Bankole; il y a aussi en guest, Asya, membre du groupe de Seatle, the Soosh. Catherine Ireton, membre depuis 8 ans du duo acoustique Go Away Birds, est le cœur et la vedette de God help the Girl en y interprétant la plupart des titres et tenant le rôle majeur de l’histoire, celui d’Eve.

Pour boucler la boucle américano-écosso-irlandaise le titre Perfection as a Hipster est assuré finalement par Neil Hannon de Divine Comedy (après Gary Olson des Ladybug Transistor). Nous pouvons l’entendre interpréter ce titre de manière grandiose sur le premier live de God help the Girl à Usher Hall de Edimbourg, avec le BBC scottish symphonie orchestra. L’illustre Stuart Murdoch, a beau avoir mis 5 ans pour porter à maturation ce beau projet, entre temps il a écrit pour Belle & Sebastian l'album The Life Pursuit en 2006; puis, le quadragénaire passionné de course à pied, se marie en 2007 à New-York avec la photographe Marisa Privitera. Mais son cœur est à Glasgow, ville qui l’habite, qui le voit naître en 68 et où se trouve le lycée où il enregistre son premier disque en 1996, Tigermilk. L’écosse est un sujet récurrent depuis qu’il écrit des chansons et dans God help the girl, essentielle et centrale.
Le film a une aura autobiographique troublante.



Les 14 titres qui accompagnent l’histoire sont somptueux. Il y a ce savant dosage de fingers clap, arrangements de cordes, violons, violoncelles, harpes, des fantastiques guitares aux mains de Stevie Jackson et Bobby Kildea, de sifflements joyeux, d'orchestration symphonique des trompettes assurée par Mick Cooke, de piano et clavier du maestro Chris Geddes. L’équipe Belle & Sebastian anime l’atmosphère pop du disque et semble en pleine ascension. L’histoire raconte les aventures de la jeune et angélique Eve, respectant la loi de la sainte Trinité, sexe, drogues et rock'n'roll.
God help the girl était la mission de Stuart qui évoque le thème de la religion dans l’histoire, comme le souligne le titre. Mais, il précise de façon très « scottish », "I would never chase somebody up the street with a club trying to get them to convert."
C’est élégant, émouvant, un travail divin qui hisse Stuart Murdoch dans la lumière, une fois de plus.
myspace.com/pleasegodhelpthegirl
godhelpthegirl.com/



28.11.09

Geoffrey O'Connor


Tête pensante du groupe Crayon Fields, Geoffrey O'connor est actuellement un des meilleurs auteur-compositeur de pop du territoire australien. Pour les amateurs de musique sucrée et naïve que vénère Kingem, comme les australiens Lucksmiths, Fred Astereo, ou encore les new-yorkais Essex Green et Ladybug Transistor, Geoff est votre homme.

Crayon Fields voit le jour en 2002, à Melbourne grâce à Geoff O’connor à la composition, chant et guitare, le bassiste Brett Hudson, le guitariste Chris Hung et le batteur Neil Erenstrom. Ils font paraitre un disque des plus charmants en 2006, Animal Bells, un ep détonnant en 2008, Mirrorball et réitèrent en septembre 2009 en signant chez leur ami et musicien virtuose Guy Blackman, All The Pleasures of the World.
http://kingem.blogspot.com/2009/10/guy-blackman.html

Ce cd est un cadeau auditif qui vous réchauffera l'hélix tout l'hiver. Geoff y signe une douzaine de titres superbes qui sortent de l'ordinaire et percutent l'attention. Les percussions et la rythmique, maracas, clochettes, tambourins sont aux petits oignons. Les cuivres ludiques et légers taquinent les cordes et les choeurs et nous palpent instantanément les hanches. Il invite son frère Nick à jouer au violon et une amie, Jessica Says au violoncelle ainsi qu'Esther et Juno, deux amis au chant et arrangements. Les années passées le groupe a assuré des tournées en Europe, Asie, Amérique aux côtés de Jens Lekman, Calvin Johnson, Mt Eerie/Microphones, Laura Veirs, The Blow, Dear Nora, Guy Blackman etc.

En 2007, derrière le nom de Sly Hats, Geoff sort en solo une pureté mélodique, du velours fragile, un duvet musical aux sonorités sixties, Liquorice Night attrape et plaque les airs en tête un bon moment. Geoff est un perfectionniste qui écrit et compose dans sa chambre, avec une humilité exemplaire et avec, selon ses termes, "un équipement décent". Il reprend son nom Geoffrey O'connor et oublie Sly Hats qu'il n'a jamais aimé, tout comme l'idée d'un alias. Car cet artiste, réaliste, la tête sur les épaules, signe la charte de l'inspiration sans borne et d'un talent qui lui ouvre des possibilités inouïes: du flamenco au rythm and blues, de la bossa à la pop orchestrée de Bacharach au psyché de Pet Sounds, et au charisme de Harry Nilsson. Geoff travaille à son prochain disque, plus musclé, futuriste, orné d'un style fantasy qui donnera envie de danser comme un capridé et de bouger ses tentacules. Insatiable, éloquent, ardent, Geoffrey O'connor est déjà souverain au pays de la pop.
myspace.com/geoffreyoconnor